Histoires des communautés de réinstallation

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Arnold's Cove
Pendant une bonne partie de son histoire, Arnold's Cove était un petit village de pêcheurs, mais, dans les années 1960, ce hameau de la baie de Placentia est devenu l'un des principaux « centres de croissance » du programme de réinstallation. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, la population d'Arnold's Cove a doublé: le village a accueilli 620 personnes appartenant à 139 familles venues de Tack's Beach, de Woody Island, de Port Ann, de Harbour Buffett, de Kingwell, de Spencer's Cove et d'autres collectivités des îles de la baie de Placentia. Dans bien des cas, ces familles ont remorqué leur maison sur l'eau jusqu'à Arnold's Cove, et elles les ont modernisées après les avoir placées en rangées bien droites dans des rues de banlieue nouvellement aménagées. Combinées aux nombreuses maisons neuves et aux immeubles commerciaux et institutionnels, ces demeures donnent à Arnold's Cove une apparence très différente de celle qui caractérise la plupart des villages de pêcheurs de Terre-Neuve. Grâce à l'usine de transformation du poisson construite par la National Sea Products en 1978, à la raffinerie de pétrole du village voisin de Come-by-Chance et à l'usine de phosphore de Long Harbour, Arnold's Cove est devenue une petite ville prospère où les nouveaux venus trouvent du travail. Les photos présentées ici sont celles d'une collectivité moderne qui ressemble à une banlieue dans un cadre rural.
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Battle Harbour
En 1851, l'évêque Feild disait de Battle Harbour qu'il s'agissait probablement de la collectivité la plus ancienne et la plus grande de la côte du Labrador. Jadis une station de pêche saisonnière, Battle Harbour est par la suite devenue un hameau permanent et une plaque tournante du commerce dans le Sud-Est du Labrador. Dans les 25 dernières années du XVIIIe siècle, la John Slade and Company de Poole, dans le Dorset, y avait construit un grand nombre de bâtiments commerciaux. Elle y pratiquait le commerce du poisson salé et ravitaillait en saison les chasseurs de phoque en échange de leurs captures. Battle Harbour est également devenue un centre d'approvisionnement pour les équipages de l'île de Terre-Neuve qui, chaque printemps, pratiquaient la pêche au Labrador à bord de leurs goélettes sans accoster à terre. Ces échanges commerciaux assuraient la survie d'une population petite mais stable qui atteignait quelque 200 âmes en 1848. La même année, l'évêque Feild a consacré le premier cimetière qui, personne ne s'en étonnera, abritait des pierres tombales importées de Poole. L'église anglicane St. James, premier lieu de culte de Battle Harbour, a été érigée en 1857. En 1871, la société Baine, Johnston and Company a fait l'acquisition de la Slade et l'a exploitée jusqu'en 1955, année où elle a vendu les installations à l'entreprise Earle Brothers Freighting Services. La population de la collectivité avait alors déjà entamé son déclin. Lorsqu'un incendie est venu dévaster Battle Harbour en 1930, la nouvelle école, le nouvel hôpital et les dépendances ont été construits à Mary's Harbour sur le continent, à 11 km du village. La réinstallation de ces services, conjuguée au déclin de la pêche du saumon et de la morue qui a suivi l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, a amené la collectivité à se réinstaller vers 1966. Cette année-là, une modification apportée au programme fédéral-provincial de réinstallation autorisait les ménages individuels à quitter les « hameaux désignés ». Ce changement a incité de nombreuses familles du Sud-Est du Labrador à se prévaloir du programme, notamment 14 ménages de Battle Harbour (59 personnes), qui vivaient à Mary's Harbour en 1970. Certaines familles ont conservé leur maison dans le hameau isolé et y sont retournées à chaque été pour y faire la pêche. La société Earle Brothers est demeurée en exploitation à Battle Harbour jusqu'au déclin de la pêche côtière au début des années 1990, après quoi l'organisme Battle Harbour Historic Trust a acheté la propriété. La Historic Trust a préservé et restauré les anciens bâtiments de l'Earle Brothers ainsi que d'autres bâtiments du hameau, qui a ainsi été classé lieu historique national. Aujourd'hui considéré comme l'une des attractions « vedettes » de la province, l'ancien village Battle Harbour accueille chaque année des visiteurs des quatre coins du monde. Les photos présentées ici montrent l'envergure et la disposition des bâtiments commerciaux au début du XXe siècle et après les travaux de restauration à l'aube du XXIe siècle.
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British Harbour
Petit village de pêcheurs situé du côté nord de la baie de Trinity, à environ 19 km au sud-ouest de la collectivité de Trinity, British Harbour a été abandonné vers 1969 dans le cadre du programme fédéral-provincial de réinstallation. Les habitants de ce hameau vivaient surtout de la pêche au Labrador, de la pêche côtière et de la construction de bateaux. En 1901, à son apogée, le village avait 224 habitants, alors que, en 1966, il n'en comptait plus que 78. Il ne fait aucun doute que cette baisse était en partie attribuable au déclin de la pêche au Labrador. La plupart des photos présentées ici datent soit de l'époque où Terre-Neuve est entrée dans la Confédération et où British Harbour était encore une collectivité très panoramique et dynamique dans le secteur de la pêche, soit 20 ans plus tard, après le début de la réinstallation.
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Deer Harbour
Situé du côté est de l'île Random, non loin d'Ireland's Eye, Deer Harbour était un village pittoresque qui vivait de la pêche, du sciage du bois et de la construction de bateaux. Son port en forme de bol était abrité, ce qui en faisait un endroit idéal pour ces activités économiques. Malgré tout, Deer Harbour n'était pas relié aux autres collectivités de l'île Random par la route, et la population, qui comptait moins de 200 habitants, a abandonné le hameau après 1965, dans le cadre du programme fédéral-provincial de réinstallation. La plupart des résidents se sont établis dans d'autres collectivités de l'île Random, notamment à Hickman's Harbour. Les photos présentées ici, qui sont pour la plupart en couleur, illustrent de façon frappante la vivacité de cette collectivité avant la réinstallation et l'étendue de la dégradation observée quelques années plus tard.
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Exploits
Fondé à la fin du XVIIIe siècle à l'île Burnt, dans la baie de Notre Dame, le hameau d'Exploits a été un village dynamique pendant la majeure partie de son histoire. Si son économie était surtout axée sur la pêche et le sciage du bois, Exploits était également un centre du commerce, une base pour la pêche au Labrador et, en raison de son emplacement stratégique, une station pour la chasse au phoque du printemps. Malgré tout, la population est passée de plus de 600 habitants en 1874 à moins de 300 en 1966. Parmi les hameaux qui ont été abandonnés à cette époque, Exploits était cependant l'un des plus peuplés. Les photos présentées ici ont été prises soient avant la réinstallation, soit en 1965, année où l'artiste terre-neuvien Gerry Squires, qui venait de quitter définitivement Toronto, a découvert que les habitants du petit village où il voulait s'établir entamaient leur déménagement.
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Fair Island
Chapelet de petites îles situées du côté nord de la baie de Bonavista, en face de Centreville, Fair Island est demeurée un village de pêcheurs tout au long de son histoire. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, la croissance démographique a réduit la viabilité de la pêche côtière, et les habitants se sont tournés massivement vers la pêche au Labrador. Lorsque cette activité a commencé à son tour à péricliter dans les années 1930, bon nombre de pêcheurs de la région se sont faits bûcherons. La collectivité a été abandonnée entre 1959 et 1961 dans le cadre du programme de centralisation du gouvernement provincial. Les insulaires se sont installés principalement à Centreville, collectivité créée pour les besoins du programme, dans la localité voisine de Trinity, en bordure de la baie de Bonavista, ainsi qu'à Hare Bay, à Black Duck Cove et à Catalina, dans la baie de Trinity. Les photos présentées ici illustrent la vie à Fair Island avant la réinstallation. L'une d'elles montre une maison remorquée dans le cadre du programme.
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Hooping Harbour
Niché du côté est de la péninsule Great Northern, à environ 16 km au sud d'Englee, le village de Hooping Harbour a été colonisé au XIXe siècle, mais le site a probablement servi de camp de pêche saisonnier aux Français et aux Anglais pendant le XVIIIe siècle. Initialement appelé Sansfond par les Français, allusion aux eaux profondes du port, Hooping Harbour a été cartographié par le capitaine Cook en 1775. La pêche était le moteur de l'économie, mais les ressources en bois d'œuvre de la région étaient suffisantes pour soutenir l'exploitation d'une scierie. Le méthodisme était la religion prédominante au début du XXe siècle, mais, à l'époque de l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, une nouvelle confession religieuse, l'église apostolique, s'était implantée à Hooping Harbour et dans les localités avoisinantes. L'Église apostolique a joué un rôle prépondérant dans la réinstallation de la collectivité. Après avoir tenté en vain en 1969 d'obtenir le statut de « centre de croissance » pour Hooping Harbour dans le cadre du programme fédéral-provincial de réinstallation, le pasteur Booth Reid de l'Église apostolique, alors devenue la confession religieuse dominante, a convaincu ses ouailles de quitter le hameau. Englee a attiré 73 personnes, tandis que Roddickton en a accueilli 16 autres. La majorité des habitants, soit 181 personnes, sont allés s'installer à Bide Arm, une nouvelle collectivité fondée pour les besoins du programme de réinstallation entre Roddickton et Englee. Quelques-uns ont abouti à Woodstock, à Sops Arm et à Corner Brook. En élisant domicile à Bide Arm, les habitants de Hooping Harbour avaient fait fi des conventions; il s'agissait de la seule collectivité créée dans le cadre du programme de réinstallation au cours des années 1950 et 1960. Les photos présentées ici témoignent de la vie à Hooping Harbour avant et après la réinstallation, et elles montrent également le déménagement de l'église apostolique à Bide Arm. En outre, certaines photos prises à Bide Arm montrent les bâtiments qui ont été déplacés de Hooping Harbour et la route de desserte qui longeait le rivage, caractéristique inusitée dans les villages de pêcheurs de Terre-Neuve.
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Îles Colinet
L'archipel Colinet est constitué de deux îles situées l'une à côté de l'autre au milieu de la baie St. Mary's - la grande île Colinet et la petite île Colinet. Cependant, seule la plus grande des deux comptait des villages permanents. En effet, deux hameaux y avaient été fondés, Mosquito et Mother IXX's (sans doute une aberration du nom Mother Hicks), rebaptisée plus tard Reginaville. Situées dans des anses abritées à un endroit favorable pour la pêche, non loin de stocks de morue abondants, les deux collectivités vivaient dans la prospérité. Dans les années 1950, chaque hameau avait une église, une école et une usine où était transformée la morue fraîche. L'avenir semblait prometteur. Pourtant, en 1960, le déclin de la pêche et l'isolement ont convaincu les 51 familles de l'île - les Power, les Dalton, les McEvoy, les Hanlon, les Linehan, les Doody et les Ryan - d'aller refaire leur vie ailleurs. La quasi-totalité des 264 habitants se sont établis dans le village voisin d'Admiral's Beach. Les photos présentées ici illustrent la vie et le travail dans l'île Colinet avant la réinstallation.
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Ireland's Eye
Ireland's Eye, petit village de pêcheurs fondé sur une île du même nom, se trouvait à l'embouchure de la baie Smith, bras de mer qui rejoint la baie de Trinity. Le hameau avait été occupé par des Planters dès 1675, et il était situé dans un emplacement idéal pour la pêche côtière de la morue. La population a atteint le niveau record de 157 habitants en 1911 mais n'a pas tardé à régresser peu après l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération. Deux facteurs ont amené les habitants à choisir la réinstallation en 1959: d'une part, la route la plus proche se trouvait à New Bonaventure, à 13 km de l'île; d'autre part, après 1949, la pêche en déclin ne pouvait plus leur assurer un gagne-pain. En 1966, le hameau ne comptait plus que 16 habitants; la plupart d'entre eux se sont réinstallés à New Bonaventure, à Trinity et dans la région de Clarenville. Les photos présentées ici, y compris celle de l'église anglicane que fréquentaient la plupart des habitants d'Ireland's Eye, montrent la transformation progressive d'un village de pêcheurs viable en un hameau abandonné et en ruine.
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La Manche
Coincée entre Tors Cove et Cape Broyle, sur la côte Sud, au bord d'un petit bras de mer entouré de hautes montagnes, La Manche figurait parmi les villages les plus pittoresques de Terre-Neuve. Le premier colon permanent en aurait été George Melvin, qui est venu s'y établir vers 1840 apràs avoir quitté un hameau voisin, Burnt Cove. Limitée par le faible nombre de terrains habitables, la collectivité est demeurée petite, la population comptant quelque 54 âmes à son apogée, à l'époque de l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération. Même si la majorité des résidents étaient apparemment opposés à la réinstallation, la fermeture de l'école et l'isolement continu de la collectivité en a poussé certains à partir. En 1961, le hameau ne comptait plus que 25 habitants. Plusieurs d'entre eux continuaient de rejeter l'idée de la réinstallation, mais leur détermination s'est effondrée en 1966 lorsqu'une violente tempête est venue raser l'important réseau de chafauds et de quais de la collectivité. Les photos présentées ici montrent la disposition physique des installations - les chafauds, les claies et les quais qui épousent le rivage - et donnent une bonne idée du dur labeur que supposaient la pêche et la conservation du poisson dans un endroit aussi inaccessible.
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Merasheen
Merasheen est accrochée à la pointe sud-ouest de l'île du même nom. Ce hameau de la baie de Placentia était l'une des rares collectivités prospères - et l'une des plus grandes - qui se soient prévalues du programme de réinstallation. Colonisé par les Anglais, les Irlandais et les Écossais à la fin du XVIIIe siècle, le village est à la longue devenu majoritairement catholique en raison de la prédominance des familles d'ascendance irlandaise. La collectivité, nichée en bordure d'une baie libre de glace en hiver et au printemps, se trouvait dans un endroit idéal pour la pêche côtière de la morue, du hareng et du homard. Il semblait au départ que Merasheen ne subirait pas le même sort que les autres hameaux réinstallés. En effet, après la Grande Crise, le village avait connu un nouvel essor: une coopérative de pêcheurs s'y était établie en 1939 pour exploiter une petite usine de transformation du hareng et une usine de production d'huile de foie de morue, et une nouvelle poissonnerie y avait ouvert ses portes dans les années 1950. De plus, en 1957, le gouvernement de Terre-Neuve avait construit une installation de salaison et de séchage afin de remplacer les claies et les chafauds de chaque ménage. En 1963, les habitants de Merasheen avaient formé un conseil communautaire et acheté une centrale électrique, l'école avait été agrandie, et la société Fishery Products avait commencé à transformer son hareng dans les installations du hameau. Malgré tout, la population est passée d'environ 350 habitants en 1953 à 290 en 1961, et, comme dans toutes les collectivités des îles de la baie de Placentia, les résidents ont demandé à être réinstallés en vertu du programme de centralisation du gouvernement provincial. En 1965, les habitants de Merasheen avaient déjà commencé à s'établir à Freshwater, à Jerseyside, à Placentia, à Point Verde et à St. John's. En 1980, Merasheen a été la première des collectivités abandonnées de la baie Placentia à organiser un rassemblement; depuis, les anciens habitants du hameau se sont rassemblés à plusieurs reprises. Les photos présentées ici illustrent la vie à Merasheen avant, pendant et après la réinstallation.
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Point Rosie
Appelée Pointe Enragée par les Français, cette collectivité de la péninsule de Burin, située à 16 km au nord de Garnish, était connue sous le nom de Point Rosie par les colons anglais qui s'y sont établis. Au début du XXe siècle, le Nomenclature Board de Terre-Neuve l'a officiellement rebaptisée Point Enragée, mais les habitants ont continué à l'appeler par son ancien nom. Les résidents de ce petit village étaient des pêcheurs côtiers qui vivaient de leurs captures de morue et, dans une plus grande mesure par la suite, de la pêche du homard. L'absence de terre végétale rendait l'agriculture difficile, mais bon nombre d'habitants élevaient du bétail. Grâce à la vigueur des marchés du homard après l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, la collectivité est demeurée relativement prospère pendant quelques années. Cependant, dès 1964, les résidents étaient convaincus que la réinstallation était la seule option viable pour Point Rosie. Dans les années 1920, le hameau comptait une population stable d'environ 150 personnes, mais, en 1967, seules huit familles y vivaient encore. Deux ans plus tard, le village était complètement désert. La majorité des habitants se sont réinstallés à Garnish, mais d'autres sont allés vivre à Grand Bank et à English Harbour West. L'église anglicane a été déplacée à Frenchman's Cove en 1973 pour remplacer celle de la collectivité, qui avait été détruite par un incendie. Les photos présentées ici montrent la vie à Point Rosie avant et pendant la période de la réinstallation.
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Salvage
Colonisé en 1675, Salvage demeure l'un des principaux villages de pêcheurs de la partie centrale de la baie de Bonavista. Ce hameau a également été l'un des pivots du commerce dans la région, surtout à la fin du XIXe siècle, à l'époque où les collectivités environnantes tiraient une grande partie de leur gagne-pain de la pêche au Labrador. Au début du XXe siècle, lorsque cette activité a entamé son déclin, la population de Salvage a subi le même sort, passant de 591 habitants en 1891 à 249 en 1945 et à moins de 200 au début des années 1960. Malgré tout, Salvage présentait plusieurs avantages - un port bien situé, la proximité des territoires de pêche, la présence d'une route communiquant avec la Transcanadienne et la création du parc national Terra-Nova dans la région. Ces atouts lui garantissaient un certain degré de stabilité que pouvaient lui envier de nombreux autres hameaux isolés. C'est pourquoi, à la fin des années 1950, Salvage a accueilli des habitants de Flat Islands qui s'étaient prévalus du programme de réinstallation. Certains de ces nouveaux venus y ont remorqué leur maison et leur chafaud. Sur les photos présentées ici, il est possible de voir les chafauds transportés de Flat Islands, ainsi que ceux qui ont été construits à Salvage même - ils sont tous peints de couleur ocre et situés sur le rivage autour du petit port. Ces installations créent une puissante impression visuelle sur le paysage. Elles rappellent éloquemment la réinstallation et d'autres aspects de l'histoire et de la culture des hameaux isolés de Terre-Neuve.
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Sops Island
Située au fond de la baie White, juste en face de Sops Arm, Sops Island aurait été l'une des premières colonies anglaises du French Shore. En 1763, la John Slade and Company de Twillingate y avait fondé une filiale, qui a été par la suite achetée par Richard et Neltham Tory, de Poole. La Marine britannique et les Français ont expulsé les Tory de Sops Island en 1786 pour tenter de mettre fin à la colonisation illégale du French Shore par les Anglais. Il semble toutefois qu'un pionnier, William Pittman, y soit resté ou ait trouvé le moyen de s'y établir à nouveau. Ce colon, qui vivait à la baie White en 1810, est probablement l'ancêtre des Pittman qui ont habité Sops Island jusqu'à l'époque de la réinstallation. Le hameau, qui a vécu de la pêche tout au long de son histoire, a connu un essor considérable au début du XXe siècle, époque où l'industrie de l'exploitation forestière a commencé à se développer dans cette partie de la baie White. À son apogée, en 1951, le village comptait environ 324 habitants. Cependant, les résidents ont peu à peu convergé vers Sops Arm dans les années 1950, si bien que, à la fin de la décennie, seuls les Pittman y habitaient encore. La famille a fini par déménager à Sops Arm en 1967, mais, comme d'autres anciens résidents du petit hameau, elle a continué de pratiquer la pêche dans les mêmes eaux. Seules quelques photos de ce hameau sont présentées ici: Sops Island avant la réinstallation et Sops Arm après les déménagements.
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